La communication de l’Église face aux défis de l’intelligence artificielle et des réseaux sociaux

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Le dimanche 18 octobre 2026, au temple Bethsaïda de l’église des Assemblées de Dieu de Yopougon Port-Bouët 2, le Diacre Israël Guebo, de l’église AD Akouédo-Rehoboth, expert en Communication, spécialiste des médias et du numérique, a invité les fidèles à être prudents face aux fausses informations et aux manipulations sur Internet.

Son message est simple : « vérifier une information avant de la partager et veiller à ce que le témoignage chrétien sur les réseaux sociaux corresponde à la réalité de la vie de l’Église. »

Cette rencontre s’est tenue dans le cadre de la journée de la communication, organisée par le Comité Communication (CoCom) de l’église locale. Pour l’occasion, ce sont des membres du CoCom qui ont conduit les moments d’exhortation précédant la prise de la Sainte-Cène et la collecte des offrandes.

Placée sous le thème « La communication de l’Église face aux défis de l’intelligence artificielle et des réseaux sociaux », la célébration a été marquée par une prédication basée sur le texte biblique de Genèse 3v.1-6. Israël Guebo a rapproché le doute semé par le serpent dans le jardin d’Éden des fausses informations qui circulent aujourd’hui sur les plateformes numériques.

Il a d’abord rappelé que la communication repose sur quatre éléments que sont : celui qui transmet le message, le contenu du message, le moyen utilisé et celui qui le reçoit. Au fil du temps, les moyens de communication ont évolué, de l’imprimerie à la radio et à la télévision, jusqu’aux réseaux sociaux et à l’intelligence artificielle. Si ces outils facilitent la diffusion de l’Évangile, ils peuvent aussi être utilisés pour tromper et manipuler.

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle permet notamment de reproduire des voix, des visages et des gestes. Il devient donc parfois difficile de distinguer le vrai du faux. Face à cette réalité, le prédicateur a développé trois enseignements pour aider les chrétiens à mieux se comporter dans l’environnement numérique.

Dans la première articulation de ce développement, il a expliqué qu’il faut apprendre à reconnaître les discours trompeurs. À partir de Genèse 3v.1, Israël Guebo a montré comment le serpent a semé le doute en remettant en question la parole de Dieu. Il a noté qu’un message peut sembler convaincant sans être vrai.

Cette mise en garde concerne aussi les réseaux sociaux, où certaines personnes se font passer pour des pasteurs ou des responsables religieux, afin d’escroquer les internautes, de les manipuler ou de leur transmettre de fausses informations.

Pour éviter ces pièges, le prédicateur du jour a renvoyé les fidèles à Jean 10v.27, où Jésus affirme : « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. ». Ainsi, il a invité ses auditeurs à ne pas croire automatiquement un message, parce qu’il vient d’une personne connue ou parce qu’il reçoit beaucoup de réactions favorables.

Pour les chrétiens, a-t-il poursuivi, le discernement doit aussi s’appuyer sur la connaissance de la Parole de Dieu. Cependant, reconnaître les discours trompeurs ne suffit pas. Il faut également prendre le temps de vérifier les informations avant de les accepter ou de les partager.

Le deuxième enseignement porte sur la nécessité de préserver la vérité. Selon l’orateur, les méthodes utilisées par le serpent dans le jardin d’Éden sont semblables à certaines pratiques actuelles : déformer des faits, modifier des propos ou présenter une invention comme une vérité.

Face à ces risques, le prédicateur a recommandé quatre attitudes aux fidèles : lire et méditer régulièrement la Bible, vérifier les informations avant de les partager, préserver leur vie de prière et examiner leurs attentes à la lumière des Écritures.

Il a notamment cité l’exemple des Béréens, qui examinaient les Écritures pour vérifier les enseignements reçus selon Actes 17v.11 : « Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. ».

Pour lui, cette attitude est essentielle aujourd’hui. « Il ne faut pas accepter ou diffuser une information sans avoir pris le temps de l’examiner. », a-t-il préconisé.

La maîtrise des outils numériques ne suffit donc pas. Elle doit s’accompagner de prudence, d’un esprit critique et d’une bonne connaissance de la Parole de Dieu.

Cette vigilance engage aussi chaque utilisateur, car une information partagée peut rapidement atteindre de nombreuses personnes et avoir des conséquences sur leur vie.

Il a également souligné que, partager une information, c’est aussi engager sa responsabilité. Il s’est référé au texte de Genèse 3v.6, lorsque Ève prend du fruit et en donne à son mari. Le Diacre Guebo a fait observer que c’est ainsi qu’une information reçue peut être transmise à d’autres, puis relayée à grande échelle.

Il a distingué trois formes de circulation problématique de l’information que sont la désinformation, qui consiste à diffuser volontairement une fausse information pour tromper ; la mésinformation, qui consiste à partager une information fausse sans nécessairement vouloir tromper ; et la malinformation, qui désigne l’utilisation d’informations pour nuire à une personne ou à une communauté.

Le spécialiste en communication a donc encouragé les fidèles à réfléchir avant de publier ou de partager un contenu, surtout lorsqu’il concerne la foi, la réputation d’une personne ou la vie de l’Église. Il les a également invités à réagir avec responsabilité lorsqu’ils sont confrontés à de fausses informations.

Pour lui, chaque chrétien doit contribuer à rendre les échanges sur les réseaux sociaux plus sains, en privilégiant la vérité plutôt que les rumeurs et les accusations non vérifiées.

Pour terminer, Israël Guebo a rappelé les paroles de Jésus dans Matthieu 5v.13 à 16, où il invite ses disciples à être « le sel de la terre… », et « la lumière du monde… ».

Être le sel de la terre, fait allusion à la communication interne de l’Église, c’est notamment contribuer à préserver l’unité de l’Église, protéger sa réputation et éviter les commérages ainsi que la diffusion de fausses informations. Les images et les messages publiés sur les réseaux sociaux doivent refléter autant que possible la réalité de la vie de la communauté chrétienne.

Être la lumière du monde, ramène à la communication externe de l’Église, c’est témoigner de sa foi auprès du grand public avec vérité, respect et bienveillance. Cette attitude rejoint Colossiens 4v.6 : « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun. ». Paul invite les croyants à tenir un langage empreint de grâce envers tout homme. Car, au-delà des nouvelles technologies, la mission de l’Église reste de faire connaître Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur à l’humanité entière !

Pour conclure, Israël Guebo a laissé aux fidèles une question inspirée du récit de Genèse 3 : « Dieu a-t-il réellement dit ? ». Cette interrogation invite chacun à prendre du recul avant de croire ou de partager une information.

À l’heure où l’intelligence artificielle transforme les habitudes de communication, Il a conseillé aux chrétiens de rester attachés à la vérité, à faire preuve de discernement et assumer leurs responsabilités. Car, témoigner de sa foi sur les réseaux sociaux, c’est aussi veiller à ce que ses paroles, ses actes et ses publications reflètent les valeurs de l’Évangile !

Daniel Loué

Instant Images

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