Le dimanche 6 septembre 2026, l’Église Évangélique des Assemblées de Dieu de Côte d’Ivoire (EEADCI), temple Bethsaïda de Yopougon Port-Bouët 2, a célébré son culte dominical de louange et d’adoration. Ce moment de communion fraternelle a réuni les fidèles dans une atmosphère empreinte de reconnaissance, de prière et d’adoration.
À cette occasion, la prédication de la Parole de Dieu a été assurée par le pasteur missionnaire ADEBI GNAWA Amédée, missionnaire de l’EEADCI à Takoradi, au Ghana, où il exerce à Living Waters Chapel.
S’appuyant sur les textes bibliques suivants : Actes 20v.35 ; Marc 12v.41 à 44, 2 Corinthiens 8v.2, v.5 et v.12, le prédicateur a entretenu l’assemblée autour du thème : « La joie de donner pour la mission, un privilège pour tous ! ».
Dans l’introduction de son exposé, l’orateur a rappelé que, dans la conception humaine, donner est généralement perçu comme une perte, puisqu’il s’agit de se séparer de quelque chose que l’on possède et qui peut nous être utile.
Cependant, Jésus nous révèle une vérité contraire à cette perception : « donner est un privilège ! ». En effet, la grâce qui nous est accordée de participer à l’œuvre de Dieu constitue un honneur. Dieu peut accomplir son œuvre sans nous, mais il choisit de nous associer à son projet.
Ainsi, il a indiqué que, la mission avance grâce à la générosité de tous, sans exception ; conformément à la parole de Jésus rapportée dans Actes 20v.35 : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. ».
Selon l’homme de Dieu, la générosité désigne une disposition de cœur, qui pousse une personne à donner volontairement, avec libéralité et sans égoïsme, une partie de ce qu’elle possède ou de ce qu’elle peut offrir pour le bien d’autrui et pour l’avancement du Royaume de Dieu. Il a également souligné que tout ce que nous possédons nous a été confié par Dieu. Nous sommes donc appelés à en être des intendants fidèles, en utilisant avec responsabilité les ressources que Dieu met à notre disposition pour l’accomplissement de sa mission.
Dans la première articulation de son message, il a expliqué que le don constitue un privilège universel. Jésus présente le fait de donner non comme une obligation réservée à une catégorie particulière de personnes, mais comme une grâce accessible à tous ceux qui appartiennent à Dieu.
En effet, dans le Royaume de Dieu, la capacité de donner ne se mesure donc pas à la richesse matérielle, mais à la disposition du cœur. Un cœur disposé et reconnaissant donne avec joie.
Cette vérité trouve une illustration dans le récit de Marc 12v41 à 44, à travers l’offrande de la pauvre veuve. Jésus montre que Dieu n’évalue pas le don uniquement en fonction de son montant, mais aussi selon le degré de sacrifice, de foi, de fidélité et la bonne disposition du donateur. La veuve a donné tout ce qu’elle possédait, c’est-à-dire l’essentiel de ses ressources, manifestant ainsi une confiance totale à Dieu.
Cette scène montre que personne n’est exclu du ministère du donner. Chacun, quel que soit son niveau de ressources, peut contribuer à l’avancement de l’œuvre de Dieu. Donner devient alors une joie et une manière concrète de participer à une œuvre qui dépasse sa propre personne.
Dans le contexte missionnaire, apporter une contribution ne doit pas être compris comme une occasion de donner à Dieu, afin de recevoir davantage en retour. Il représente plutôt la reconnaissance envers Dieu, qui accorde à chacun la possibilité de participer à son œuvre. Être impliqué dans cette mission constitue ainsi un honneur et une grâce, car Dieu permet à chaque croyant de contribuer à l’accomplissement de son œuvre, en commençant par « Jérusalem jusqu’aux extrémités de la terre », c’est-à-dire, à partir de l’église locale jusqu’aux régions les plus reculées.
« L’intérêt du donner n’est pas ce que je gagne en donnant, mais, ce à quoi Dieu me permet de contribuer pour sa gloire ! », a-t-il déclaré. De même, la valeur spirituelle du don ne se mesure pas uniquement au montant ou à la quantité, mais à la disposition du cœur de celui qui donne. En effet, Dieu regarde à ce que l’homme ne peut pas évaluer.
Alors que personne ne peut véritablement mesurer la foi d’une personne, Dieu, lui, connaît la profondeur de cette foi. Dieu regarde à la reconnaissance que nous exprimons pour tout ce qu’il a accompli dans nos vies. Puisque, c’est en considérant ses bienfaits et ses œuvres que nous sommes amenés à donner.
Le sacrifice consenti, a-t-il ajouté, représente la part de renoncement et de privation que l’on accepte, afin de contribuer volontairement à l’œuvre de Dieu. C’est pourquoi donner n’est pas toujours facile. Donner peut nécessiter de renoncer à une partie de ce que l’on possède ou considère comme nécessaire. L’action du Saint-Esprit devient alors essentielle pour disposer le cœur à donner avec foi, amour et reconnaissance.
Jésus dit dans Marc 12v.44 : « car tous ont mis de leur superflu, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. Il souligne justement que la veuve a donné « de son nécessaire ». Son offrande était peu, aux yeux des hommes par le montant, mais elle avait une grande valeur aux yeux de Dieu, en raison du niveau de sacrifice qu’elle consentait pour rendre gloire à Dieu.
Donner contribue également à développer notre confiance en Dieu. Lorsque nous acceptons de donner, même dans la limite de nos moyens, nous reconnaissons que notre sécurité ne dépend pas uniquement de nos biens, mais de la fidélité du Seigneur. Dieu est capable d’agir au-delà de nos attentes, et cette espérance nous permet de grandir dans la foi.
Ainsi, chaque croyant peut devenir un partenaire de la mission, indépendamment de ses moyens financiers. Ce qui compte n’est pas l’importance des ressources disponibles, mais la sincérité de l’engagement.
Dans le royaume de Dieu, il n’existe pas deux catégories de croyants. Il n’y a pas ceux qui peuvent donner et ceux qui sont incapables de participer. Chacun possède quelque chose que Dieu peut utiliser pour faire avancer son œuvre.
Ainsi, le privilège de donner n’est pas réservé aux riches. Même celui qui dispose de peu de moyens peut devenir un donateur. L’essentiel n’est donc pas la quantité offerte, mais l’amour pour Christ et le désir de voir son royaume progresser.
Lorsque l’Église comprend cette vérité, la mission cesse d’être perçue comme la responsabilité d’un groupe particulier et devient véritablement l’œuvre de toute la communauté.
En s’appuyant sur le texte de 2 Corinthiens 8v.2, où il est écrit : « Au milieu de beaucoup de tribulations qui les ont éprouvées, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part. », le pasteur ADEBI a relevé la joie de donner. Cette joie constitue l’une des caractéristiques remarquables de la vie chrétienne.
Dans le royaume de Dieu, le don n’est pas simplement un acte matériel, il représente un privilège et peut devenir une véritable source de bonheur.
La joie du chrétien ne dépend pas des circonstances, ni de l’abondance des biens matériels et financiers. Alors que, le bonheur selon les critères du monde peut être associé aux possessions et aux revenus, la joie du croyant trouve sa source dans sa communion avec Jésus-Christ. C’est pourquoi, même dans les difficultés, le chrétien peut continuer à donner, parce que sa véritable richesse se trouve en Dieu.
L’homme de Dieu a précisé que donner, c’est participer à l’œuvre missionnaire, cependant la véritable offrande commence par le don de soi. Le plus grand don que Dieu attend de chacun de nous n’est pas en premier notre argent, mais notre cœur. Lorsque notre vie appartient entièrement au Seigneur, nos ressources lui appartiennent également.
Pour terminer sa prédication, le pasteur ADEBI Amédée a souligné que, la joie de donner ne vient pas nécessairement de l’abondance des biens, mais du niveau d’attachement à Dieu. Celui qui découvre véritablement le Seigneur, comprend qu’il existe une joie profonde à donner et à contribuer à son œuvre.
Pour conclure son enseignement, il a exhorté le peuple de Dieu à considérer le don comme un privilège et non comme une contrainte. Il a donc invité chacun à prier pour la mission et à demander au Seigneur de lui accorder la grâce de donner avec joie, amour, reconnaissance et fidélité ; car, a-t-il renchéri, « dans l’œuvre missionnaire, Dieu ne recherche pas seulement de grands donateurs, il recherche avant tout des cœurs entièrement consacrés à Lui ! ».
Kate Hilarie
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